Amalgama
Nahui Ollin
Mina
Osvaldo
Patricia
Marco
 

Sin Fronteras

English version | Nederlandse versie | Deutsche Version

Le Trio "Sin Fronteras" est né d’une rencontre fortuite entre Carlos Diaz Argentin de Patagonie, Tzonka Dantcheva de Bulgarie et Patricia Van Cauwenberge de Belgique.
Il puise dans le patrimoine des musiques traditionnelles et les mets au goût du jour.

Dans certaines régions d’Argentine on peut écouter des rythmes et mélodies dont l’origine remonte à l’époque préhispanique.
Ces musiques avaient une grande valeur traditionnelle et connaissaient un développement considérable au sein de ces peuples antérieurs aux invasions espagnoles.
L’une d’entre elles est la "Baguala" : mélodie tri-tonique qui peut varier selon son tempo.
La Baguala est une lamentation dans laquelle on évoque souvent l’amour et où l’on traite de manière satirique, différents sujets de la vie.
Remodelée par une interprétation originale, la Baguala ouvrira le spectacle sur une base mélodique des Balkans.

Au début il y avait le "Gaucho"
Avant le Tango il y avait la Milonga …

Les Gauchos, ces Européens métissés qui investirent la pampa, inventeront les "boléadoras" à trois pierres. Héritage culturel des tribus autochtones d’Amérique du Sud et particulièrement d’Argentine et d’Uruguay, la boleadora était un instrument de chasse et de guerre.
- Gardant l’une des trois boules en main, ces cavaliers hors pair faisaient tourner la corde munie des deux autres au-dessus de leur tête pour leur donner de la vitesse, avant de lancer l’ensemble de l’instrument dans les pattes de l’animal chassé, cheval ou autruche par exemple, qui se retrouvait complètement enserrées par les deux segments de la corde, mus dans des directions opposées sous l’effet du poids des boules.

Pour le plus grand plaisir des yeux et des oreilles, une utilisation pacifiée des boleadoras constitue aujourd’hui un élément de folklore, notamment au travers de représentations de "Malambo".

Le Malambo, rythme en 6/8 est aussi une danse traditionnelle et individuelle. L’une des rares qui ne se danse pas en couple.

"Délaissant leurs vache et leurs chevaux tout en se métamorphosant en danseurs chanteurs ou encore musiciens, le plus intrépide des gauchos prenait place au centre d’une ronde qu’ils avaient formé, pour entamer un rythme effréné de zapateo (frappe des pieds qui rappelle souvent le galop des chevaux) en parfaite synchronisation avec les instruments qui l’accompagnent.

Energique et virile, elle était effectivement réservée aux hommes ; "danse de l’homme libre" comme l’appelaient les esclaves noires au 17ème siècle.

Les racines du Malambo, c’est dans la pampa centrale et andine qu’il faut les chercher.
De la pampa profonde, le Malambo a progressivement gagné les villes de province, avant de conquérir la capitale.
Buenos Aires a été le tremplin vers d’autres pays.
A cette ouverture vers l’étranger correspond également une ouverture aux femmes.
Le Malambo s’est, par son contact avec l’occident, enrichi d’une grâce toute féminine.

Dans le même registre suivront ; Lando (afro-péruvien) Flamenco (Espagne) Zamba et Chacarera (Argentine), mais aussi ; Milonga et Tango nés beaucoup plus tard, 19ème siècle.
Ce savoureux cocktail émergera d’une guitare d’un violoncelle et de percussions rares et insolites.

Cie Zacatan asbl | av. de l'Optimisme 47, 1140 Bruxelles | T/F +32 2 201 12 66 | GSM 0478 58 35 51 | e-mail salamanca@skynet.be